>> FISP syndicat apolitique des pompiers de Belgique

Vous êtes ici : Accueil » Affiliations

>>Pourquoi tous les sapeurs-pompiers ont-ils intérêt à s’affilier à la FISP-IFOD ?

C’est évidemment la première question que tous les pompiers se posent : pourquoi faudrait-il s’affilier à la FISP-IFOD, plutôt que dans une autre organisation ?

Avant de répondre à cette question fondamentale, il faut d’abord préciser certaines choses.

Même si nous allons développer des arguments, en « faveur » de notre organisation, cela ne veut pas dire que nous considérons les autres organisations syndicales comme « mauvaises » ou « inefficaces » ! Nous allons simplement mettre l’accent sur les différences, en ce qui concerne les sapeurs-pompiers ! Et des différences, il y en a !

L’indépendance de la FISP- IFOD
Nous revendiquons haut et clair notre indépendance syndicale, que nous considérons comme une valeur fondamentale ! Mais que veut dire au juste : « l’indépendance syndicale » ?
C’est d’abord de dialoguer très franchement et de la même façon, avec tous les interlocuteurs et tous les partis démocratiques et de les considérer sur un même pied d’égalité !
C’est de ne pas confondre, ni instrumentaliser notre organisation syndicale au bénéfice de tiers, tels que des groupements, des partis, des associations quelconques. C’est bien cette différence qui est fondamentale par rapport aux organisations syndicales traditionnelles, qui sont dès le départ, et quoiqu’elles s’en défendent, très facilement identifiables aux partis politiques traditionnels, et à leurs associations satellites.
Beaucoup de délégués de ces organisations syndicales (traditionnelles) ont occasionnellement tenté de faire la démonstration de leur indépendance syndicale totale vis-à-vis du parti « ami » ou « frère ». Le problème c’est que cela ne dure jamais bien longtemps, surtout s’il s’agit de sujets brûlants.
Un délégué d’une organisation traditionnelle qui « s’attaquerait » trop souvent ou trop longtemps à son parti politique « frère ou ami » risque à coup sûr, de se voir repéré, puis, s’il persiste, écarté sous divers prétextes. Les directions syndicales (comme d’autres) n’ont jamais aucun mal à en trouver. Comme le dit le proverbe : « Celui qui veut battre son chien trouve toujours un bâton » !
Neuf fois sur dix d’ailleurs, le motif de l’écartement ou de l’exclusion n’aura aucun rapport (visible) avec la véritable raison, histoire de ne pas attirer l’attention sur ces « pratiques » syndicales. En général,on peut critiquer bien sûr, mais pas trop !
La conséquence directe de l’écartement du délégué trop indépendant de « son » parti politique (frère ou ami), c’est aussi la perte d’un délégué efficace et souvent très compétent pour l’organisation syndicale et surtout pour la défense des intérêts des affiliés.
C’est aussi un moyen de faire rentrer d’éventuels autres délégués dans le rang d’une normalité.

Les avantages de notre organisation dans les négociations
La force de notre organisation syndicale FISP-IFOD, secteur pompiers, c’est de pouvoir envoyer à tous les niveaux de négociation des « vrais » sapeurs-pompiers pour débattre de problèmes de sapeurs-pompiers. C’est évidemment plus rassurant pour les affiliés de savoir que ceux qui vont discuter de leurs problèmes sont des gens du métier, qui d’expérience, ressentent parfaitement les besoins, les souhaits et les aspirations de tous leurs affiliés.
Dans d’autres organisations, il est fréquent que la personne dirigeante qui négociera au nom des sapeurs-pompiers dans les réunions, provienne d’autres secteurs d’activités : ouvriers, employés, CPAS, administratif,etc… ! Mais même s’ils peuvent se faire accompagner de techniciens pour les aider, il n’en reste pas moins qu’un délégué étranger à la profession (de pompiers), aura toujours difficile à accepter des avancées spectaculaires ou novatrices, en avantages barémiques ou autres, uniquement pour une seule catégorie en question, même s’il s’agit des sapeurs-pompiers. Il aura toujours (et on peut le comprendre, sans lui donner raison) une tendance à vouloir étendre les « avancées » ou « avantages » obtenus à d’autres catégories de personnel.
Cette initiative de vouloir tout pour le plus grand nombre est évidemment très charitable, syndicalement correcte, et donne bonne conscience. Mais qui trop embrasse, mal étreint, dit le proverbe, et c’est bien souvent le seul résultat obtenu.

Un exemple vécu
Nous en parlons en connaissance de cause, car pour le problème de l’âge de la pension en ce qui concerne les sapeurs-pompiers, nous avions, déjà du temps de Charles Ferdinand Nothomb, obtenu, grâce à des discussions préalables, et nous n’étions pourtant que simples délégués d’une organisation traditionnelle, une réduction de l’âge de la pension. Il était prêt à nous signer un pré-accord, lorsque le permanent qui avait exigé de nous accompagner à Habay-La-Neuve, a demandé que cet abaissement éventuel de l’âge de la pension soit étendu à toutes les professions réputées insalubres.
Le Ministre a alors demandé combien de personnes étaient concernées par cette nouvelle proposition. Quatre-vingt mille environ a-t-il répondu ! Le ministre a rangé son stylo et a mis fin sur le champ à la discussion, ayant vraiment le sentiment d’avoir perdu son temps.
On peut le comprendre puisque nous avions préparé toutes les discussions sur les 5000 pompiers professionnels. Nous nous sommes sentis trahis, parce que nous étions certains que notre permanent préférait encore que nous n’obtenions rien, plutôt que de risquer des reproches de la part de ceux qui occupaient des fonctions insalubres. Personne n’a donc rien obtenu. Cette façon d’agir nous a prouvé que l’intérêt de certains dirigeants syndicaux était plus important que l’intérêt des affiliés.

L’objectivité de nos délégués
Notre indépendance syndicale, c’est également veiller à ce que nos délégués (qui ont aussi des convictions personnelles) restent tout à fait objectifs vis-à-vis de tous, dans l’exercice de leurs fonctions syndicales.

Notre liberté de presse
C’est aussi de rapporter fidèlement dans nos pages du mensuel « ECHO » publié à 18.000 exemplaires, les actes, actions, et initiatives quelconques prises par les élus quels qu’ils soient, qui se préoccupent des problèmes que rencontrent les sapeurs pompiers dans l’exercice de leur métier, en publiant les textes et une photos de l’élu !
C’est être aussi tout à fait indépendant et libre financièrement.

Ne pas se regarder le nombril
Notre indépendance syndicale, c’est aussi de prendre conscience que tout est en train de changer dans le monde et de n’avoir pas peur de ce changement. Il faut prendre et oser toutes les initiatives pour s’adapter et coller au plus près des nouvelles réalités syndicales. C’est le premier combat d’une organisation syndicale : sa propre remise en cause !

Penser l’avenir
L’avenir syndical de la IFOD-FISP est incontestablement de s’associer dans le cadre d’une organisation syndicale (mère) en compagnie de ce qui existe en matière de personnel de service de sécurité. Qui se ressemble s’assemble dit un autre proverbe. C’est déjà l’avenir immédiat. Nous avions depuis longtemps pris conscience que le schéma qui réunit toujours toutes les catégories : ouvriers, techniciennes de surface, employés, cadres, soins de santé, administratifs…et les pompiers est, aujourd’hui, obsolète et complètement dépassé. Mais ce schéma a été imposé par ceux qui ont négocié à l’époque le statut syndical !
Il est évident aujourd’hui qu’il est préférable de s’associer avec des catégories qui ont le plus de points communs. Ce n’est certainement pas pour une question d’égoïsme quelconque, mais bien pour des raisons qui sont naturelles, logiques, et qui à notre avis garantiront une meilleure efficacité syndicale.

Nous avons le devoir d’être fort !
Le secteur « sécurité en général » tout comme le secteur santé, a l’obligation d’être un secteur bien organisé et efficace, y compris syndicalement, car les différents métiers de sécurité garantissent la paix, la protection et le bien- être des populations.
Depuis plusieurs années, on constate que c’est devenu un secteur en pleine expansion (pour copier les expressions employées dans le privé). Les attentats, les bombes, les trafics, les banlieues, la violence dans tous les sens et dans tous les milieux, la précarité, la misère, la drogue, et toutes les autres misères du monde, sollicitent et solliciteront de plus en plus les (VRAIS) services publics en général et plus spécialement les services de sécurité.

La sécurité évolue !
Notre degré de confort au sein de la société des pays dits développés - même si hélas, il ne profite pas encore à tous - est tel aujourd’hui, qu’en général, le moindre incident ou accident est (heureusement) de plus en plus vite pris en compte et en charge par la « société » qui y consacre de plus en plus de moyens humains, matériels, et financiers. Les pompiers sont passés en moins de 15 ans, du transport de malades ou de blessés, à des véritables interventions de réanimations. Ceux qui prévoyaient, il y a 30 ans, la multiplication des trafics de marchandises : routiers, fluviaux, chemins de fer, produits de l’industrie pétrolière, chimique avaient bien raison.
Depuis le 11 septembre 2001, l’insécurité mondiale est devenue une réalité. Nous sommes plus que des services publics. Nous sommes des services qui permettent le fonctionnement de tous les autres « services » qu’ils soient publics ou privés. Et si nos services sont très bien structurés sur le plan syndical, c’est une garantie supplémentaire de bon fonctionnement démocratique.
Venez voir un de nos délégués ! Renseignez- vous ! A bientôt !

Vos délégués IFOD- FISP


Fédération Intercatégorielle des Services Publics - Moniteur Belge du 20.03.1986 / page 3734
Siège Administratif et Social : Avenue Général Bernheim 18/20 - 1040 BRUXELLES - Tel. 02 644 65 00 / Fax 02 644 67 93

BRANDWEER - SPIP - RÉCIT-FP